Rugby Football : dans les coulisses de l’arbitrage vidéo

Rugby These ingredients are helpful.

  • Sport
  • Ligue 1

Alors que l’arbitrage vidéo (VAR) en est à sa deuxième saison en Ligue 1, les autorités du football français nous ont invités à tester ce système. De quoi se rendre compte de la difficulté de la tâche.

Par Grégor Brandy Publié le 14 novembre 2019 à 09h11 – Mis à jour le 14 novembre 2019 à 16h22

Temps deLecture 5 min.

Alors que les critiques se multiplient à l’encontre de l’assistance vidéo à l’arbitrage depuis plusieurs mois, la Ligue de football professionnel avait donné rendez-vous, le 12 novembre, au cœur du centre opérationnel de l’arbitrage vidéo, dans le centre de Paris.

Dans une grande pièce de 100 mètres carrés, éclairée par des néons bleus, se trouvent six stations, pour suivre jusqu’à six matches, en plus d’un poste pour le superviseur. A chaque fois le dispositif est le même : un arbitre VAR et son assistant sont accompagnés d’un à deux opérateurs pour suivre toutes les caméras et les angles disponibles.

Comme prévu par le protocole d’assistance vidéo à l’arbitrage, la totalité des images est récupérée par le prestataire de la LFP, Hawk Eye, qui les fournit aux opérateurs situés aux côtés des arbitres vidéo.

De quoi éviter des polémiques comme on a pu en croiser en rugby. Un réalisateur français avait confié que c’était lui qui proposait les différents angles aux arbitres vidéo de rugby, ce qui pouvait conduire à certains abus :« Il m’est arrivé, en Coupe d’Europe, de ne pas montrer un coup donné par un joueur de Castres dans une mêlée. Le joueur aurait pu être expulsé. L’arbitre vidéo m’a demandé l’image… Ah ! je ne l’avais pas. Si j’avais été anglais, je l’aurais eue. »

Rugby Un travail titanesque

Pas d’interférences donc, mais un travail titanesque. Les arbitres vidéo sont censés être omniscients avec leurs dizaines d’angles sur la même action. Le problème, c’est que tout n’est pas forcément visible.

Lire aussiFootball : la détestation du corps arbitral a pris une tournure pathologique

Lors d’un exercice pratique, nous avons joué le rôle d’un arbitre vidéo devant une séquence d’un match entre Guingamp et Nantes, avec un confrère dans le rôle de l’assistant, et un opérateur nous proposant différentes images.

Devant nous, deux écrans. Sur le premier, en haut, un seul plan du match. En bas un écran scindé en quatre avec d’autres angles généralement plus serrés, et trois secondes de décalage pour revoir rapidement les actions en cas de doute.

Après un corner obtenu par les Nantais, l’arbitre de la rencon

I be crazy about modules, because they are the beautiful!!

Read full article at the Original Source

Copyright for syndicated content belongs to the Linked Source