La guerre technologique fait rage pour sécuriser les JO 2024

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Le compte à rebours est lancé. Moins de cinq ans avant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, les géants de la sécurité réunis au salon Milipol de Villepinte (19 au 22 novembre) se mettent en ordre de marche pour sécuriser le plus gros événement jamais organisé en France. Le projet est colossal. Durant un mois, Paris devrait accueillir 17.000 athlètes de 206 nations et 13 millions de spectateurs. Le tout encadré, selon les chiffres mentionnés dans le dossier de candidature, par 35.000 policiers et gendarmes, 10.000 militaires, 3.500 personnels de sécurité civile et 20.000 agents de sécurité privée. Pour sécuriser les aéroports, les stades, les transports, le village olympique de Saint-Denis et Saint-Ouen, ou encore le centre de Paris, il faudra de la technologie, beaucoup de technologie. C’est ce marché gigantesque que se disputent les champions français de la sécurité (Thales, Idemia, CS, ECA Group, Bertin Technologies…).

Que présentent les industriels à Milipol? Les systèmes de lutte anti-drones figurent en bonne place. Le traumatisme de la fermeture de l’aéroport londonien de Gatwick est dans toutes les têtes: après des survols répétés de drones, l’aéroport avait été fermé plusieurs jours fin décembre 2018, provoquant l’annulation de centaines de vols et affectant 140.000 passagers. “Le scénario cauchemar est une attaque de tribune officielle par des drones embarquant des explosifs ou des gaz toxiques”, souligne un industriel. Les géants de la défense se disputent donc ce marché très prometteur. Thales a présenté lundi 18 novembre un nouveau système baptisé EagleSHIELD. Equipé du radar holographique Gamekeeper, technologie développée par la start-up britannique Aveillant rachetée fin 2017 par Thales, le système est capable d’identifier et de suivre tout type de drone volant à basse altitude à vitesse moyenne et dans un rayon de 7 km. Ce radar est complété par des capteurs infrarouges et de radiofréquences. Thales assure pouvoir neutraliser les drones malveillants, au choix par brouillage électromagnétique, interception par un essaim de drones, ou grâce à des armes à énergie dirigée (lasers).

L’IA au service de l’anti-drone

Autre acteur de poids de la lutte anti-drones, CS Group (200 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2.000 salariés) s’appuie sur son système Boréades, déjà utilisé par l’armée (huit systèmes livrés, dix autres commandés), ou encore la police lors de l’Euro 2016 ou du 14 Juillet. “Notre système est le plus éprouvé, avec 15 millions de contacts de drones enregistrés, assure Jehan Christophe Charles, conseiller du groupe sur la gestion de crise et la surveillance de zone. Nous introduisons peu à peu de l’intelligence artificielle pour améliorer encore les capacités de détection et d’identification.” La start-up CerbAir a aussi des arguments à faire valoir: le groupe français travaille avec ADP à la lutte anti-drones sur l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Elle a aussi sécurisé, en partenariat avec le RAID, le sommet du

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