Canon au Salon de la Photo 2019 : « notre approche est d’abord centrée sur l’optique »

These ingredients are beautiful.

L’année 2019 est particulièrement chargée pour Canon. Un an après le lancement en grande pompe del’EOS R,l’entreprise japonaise a poursuivi sur sa lancée en dévoilantl’EOS RPet pas moins de 10 optiques pour lanouvelle monture RF. Mais elle poursuit égalementses efforts dans l’écosystème reflex: preuve en est avec le récent EOS 90D, mais aussi avec le futur reflex professionnel 1D X Mark III, qui sera lancé pour les Jeux Olympiques de Tokyo.

Le Salon de la Photo de cette année est l’occasion pour Canon de mettre en lumière ses principales nouveautés, tant du côté des boîtiers – reflex et hybrides – que des objectifs. Retour sur les principaux enjeux du marché de la photographie et sur la stratégie de Canon avecClaire-Anne Devillard,Directrice Marketing de la division Image de Canon France.


Quel est l’état du marché de la photographie en France vu par Canon en 2019 ?

Claire-Anne Devillard : aujourd’hui, le marché de la photographie décroît plus en volume qu’en valeur. Il atteint actuellement des niveaux au-delà desquels il ne descendra plus trop. Pour autant, nous constatons que le marché est en train de beaucoup changer : pour la première fois, on peut diviser le marché en trois parties à peu près égales : les compacts représentent environ un tiers du marché en valeur, les reflex un second tiers et les hybrides le 3etiers. Il y a eu un vrai virage vers le mirrorless.

Le marché des objectifs représente environ 200 millions d’unités vendues par an, et c’est un marché en très légère croissance. Ce marché est en évolution, et au final le domaine des optiques est celui où on a le moins de décroissance, avec en même temps une montée en gamme, notamment avec les appareils full frame.

Il y a une spécificité en France : pour la première fois, les hybrides représentent la moitié des appareils à objectifs interchangeables (en valeur), ce qui est entièrement nouveau. En volume, environ 39 à 40 % des appareils à objectifs interchangeables Canon sont des hybrides, tandis que 60% sont des reflex. Sur ce point, la France diffère un peu des autres marchés européens : en Allemagne, le marché des mirrorless est plus fort, de même qu’en Asie. Au Japon par exemple, les hybrides représentent 64% du marché des appareils à objectifs interchangeables. Finalement, la France était un marché davantage orienté reflex et tend à le rester pour l’instant, malgré une nette poussée des hybrides.

Comment expliquer cette appétence – notamment en France – pour les reflex ?

Claire-Anne Devillard : en France, on a peut-être une clientèle plus « traditionnelle » que les autres pays. Canon est particulièrement fort sur le marché des reflex, ce qui contribue peut-être à cette tenue du marché reflex. Sur le marché optique, nous avons une très légère croissance de 1%, ce qui montre que le public continue à s’équiper d’objectifs – et notamment d’objectifs de qualité.

Finalement, les marchés les plus porteurs sont ceux avec la plus forte valeur, que ce soit dans les hybrides ou dans les reflex, avec des appareils plutôt haut de gamme qui sont beaucoup plus facilement accompagnés d’optiques.

C’est donc surtout le haut de gamme qui est dynamique en ce moment ?

Claire-Anne Devillard : oui, notamment sur le plein format. Sur le marché des appareils à objectifs interchangeables, c’est vraiment lefull framequi a pris le plus de poids ces dernières années – et ce, aussi bien sur les gammes EF et RF. À l’heure actuelle, nous vendons encore énormément de reflex plein format. Nous faisons le choix d’accompagner toutes les gammes de produit, et nous venons par exemple de lancer l’EOS 90D, un reflex APS-C. Nous croyons vraiment à ce marché, sur lequel nous avons énormément vendu (notamment des EOS 7D). C’est un marché composé d’amateurs passionnés, intéressés notamment par la photo animalière ou nature et pour qui le capteur APS-C a un vrai intérêt.

L’APS-C continue-t-il d’avoir ses fidèles ?

Claire-Anne Devillard : nous sommes sur une période de lancement qui s‘augure très bien pour l’EOS 90D. Chez Canon, nous cherchons à accompagner tous les types d’usages et tous les utilisateurs, quel que soit leur niveau. Ce qu’on voit, c’est que les produits APS-C ont un vrai intérêt. Le 90D, par exemple, a un véritable intérêt à être un APS-C – même si, au global, la croissance du marché se situe plutôt au niveau du plein format.

L’EOS 90D aurait-il donc réalisé un meilleur démarrage que l’EOS M6 Mark II ?

Claire-Anne Devillard : en termes de ventes on est sur un segment sur lequel on est historiquement très forts, sur l’APS-C « expert ». L’EOS 90D et l’EOS M6 Mark II ont des caractéristiques très proches sur certains de leurs aspects, mais ils vont convenir à deux types d’utilisateurs différents, mais avec un tronc commun. Pour l’instant, les deux appareils sont en période de lancement, même si historiquement on est plus forts sur les reflex. Nous sommes en prise de parts de marchés plus récente en hybride qu’en reflex.

Canon EOS 90D et EOS M6 Mark II : le reflex et l’hybride expert APS-C renouvelés

En février 2019, de hauts responsables de Canon avaient annoncé qu’ils s’attendaient à une division par 2 des ventes en 2020 : comment Canon France appréhende-t-il cela ?

Claire-Anne Devillard : je vais revenir sur cette déclaration car elle a beaucoup été reprise – et déformée : il s’agit d’une vision à propos du marché global de la photo. D’autre part, cette baisse se ferait sur plusieurs années. Ce qui a été annoncé, c’est que Canon s’attend à une baisse générale du marché sur plusieurs années – et sur ce point, je situe Canon de manière différente.

Oui, il y a une baisse du marché ; oui, Canon est en prise de parts de marché mais ce point ne compense pas la baisse générale du marché. Le marché est en décroissance donc on ne vend plus autant de pièces qu’avant. Face à ce recul des ventes, on constate aussi que certains acteurs ont tendance à se désinvestir de certains marchés – ce qui peut, là aussi, accélérer certaines baisses.

Chez Canon, on prend les choses différemment : d’un côté il y a le marché, de l’autre il y a Canon. La marque est leader sur le marché, donc forcément nous avons un fort impact. Nous avons deux axes majeurs : d’un côté Canon voit une hausse des parts de marché en reflex, ce qui est important – et nous continuons sur ce marché-là. D’un autre côté, nous avons aussi une croissance sur les hybrides : sur ce marché, nous partons de bien plus bas, vu que nous sommes un acteur plus récent que d’autres.

Mais on vise aussi à accompagner la montée en gamme sur les compacts. C’est ce qu’on appelle le « travel » et le « premium » en priorité. C’est sur ces deux segments que nous voulons continuer à prendre des parts de marché – avec plus ou moins de marges de manœuvre en fonction du marché auquel on s’adresse.

Test du Canon G5 X Mark II, le plus expert des compacts Canon

L’autre axe sur lequel nous nous positionnons, c’est d’aller chercher les clients là où ils sont. Nous sommes dans une époque où l’image a une énorme importance : on va donc chercher de nouveaux segments avec de nouveaux utilisateurs qui ne sont pas forcément chez Canon : bien sûr, je parle de la génération Y et Z.

On va par exemple s’adresser à eux avec la gamme Zoemini. On est sur une cible qui ne connaît pas toujours bien Canon et qui ne va pas forcément se sentir concernée par la marque. Zoemini, qui est en quelque sorte « mon premier Canon », va s’adresser directement à cette population-là, une population jeune, qui ne s’intéresse pas forcément à Canon et qui s’intéresse avant tout aux smartphones. À force d’imprimer les photos et/ou de faire des photos puis de les imprimer peut se développer l’envie de monter en qualité – et c’est ainsi qu’ils peuvent venir mettre un pied chez Canon.

Test de la Zoemini S, l’appareil photo imprimante instantané de Canon

Le but est de créer un pont entre les appareils photo et les smartphones. Cela se fait à travers plusieurs choses, notamment avec de nouveaux concepts que nous sommes en train de préparer. Zoemini en fait partie, et est une première étape. Nous avons aussi l’IVY REC, qui va également dans ce sens-là. Nous cherchons à créer quelque chose d’innovant, qui puisse être présent dans la vie quotidienne, qui cible les jeunes et qui permette de faire des photos et des vidéos d’une manière un peu différente.

Innovation : des concepts d’appareil photo du futur présentés sur le stand Canon au CP+

Nous avons aussi deux produits qui sont présents sur le Salon mais qui sont à l’état de concepts : une caméra 360° qui reconnaît la voix – et qui pourra être utile aussi bien dans la sphère personnelle que dans des applications professionnelles (et qui pourra demain équiper les policiers par exemple). On a aussi un zoom 400 mm qu’on va se coller sur un smartphone ou utiliser tout seul. Enfin, nous avons un concept d’appareil photo pour enfant – avec unform factortype reflex mais adapté aux enfants.

Un concept de zoom 400mm portable

Nos activités changent également pour s’adresser à ces nouvelles populations : nous faisons davantage appel à des influenceurs et, sur le Salon, nous avons un espace « crée ton vlog Canon » avec le G7 X Mark II. Nous cherchons des spécificités dans nos produits qui vont attirer de nouvelles populations : sur le G7 X Mark II, on a la possibilité de diffuser en live sur Youtube – ce que nous sommes les seuls à proposer, et que nous mettons en avant. La 1egénération de cet appareil avait été très appréciée des vloggers, de même que la 2egénération. Avec cette 3eitération, nous sommes donc en train d’innover.

Au final, nous cherchons à la fois à prendre des parts de marché dans tous ces marchés existants en s’adressant à tous les utilisateurs, du débutant au professionnel, et nous cherchons à aller sur

I be wild about ingredients, because they are the huge.

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