Coupe du monde de rugby : comment les coachs gèrent la consommation d’alcool pour ne pas que leur équipe trinque

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Récompense d’après match, désinhibiteur, outil de team-building… L’alcool joue un rôle prépondérant dans le rugby, au point d’être intégré au mode de management des équipes. Est-ce bien raisonnable à l’heure du professionnalisme roi ?

“Le rugby ne se joue pas en deux, mais en trois temps : avant, la ferveur ; pendant, la bravoure ; après, la fraternité.” Les mots du célèbre rugbyman René Crabos ont beau avoir été prononcés au XIXe siècle, ils sont toujours d’actualité en cette Coupe du monde de rugby 2019 qui voit s’opposer l’Angleterre et l’Afrique du Sud en finale.

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Sauf que depuis René Crabos, les rugbymen sont devenus professionnels, et que la pratique d’un sport de haut niveau se marie mal avec la fameuse “troisième mi-temps” arrosée par une bonne quinzaine de pintes, comme c’était le cas dans le championnat australien dans les années 1990. Comment concilier la tradition et l’exigence du haut niveau ? Un casse-tête pour les coachs.

C’est presque devenu un rituel. À chaque Coupe du monde (ça se discute pour celle-ci), l’équipe deFrance cafouille son premier tour, et face aux doutes de la presse, du public, et au sein du groupe, les joueurs se retrouvent entre quatre-z-yeux pour écluser quelques pintes et briser la glace. Au sens littéral du terme, comme en 2007 où le talonneur Dimitri Szarzewski“s’est ouvert l’arcade en fracassant un glaçon sur mon comptoir”, raconte le patron du Bar à Thym tout proche de Marcoussis, le camp de base de l’équipe de France, dans le livreHistoires secrètes des Bleus à la Coupe du monde de rugby. Le sélectionneur Bernard Laporte avait beau avoir décrété un couvre-feu, il fermera les yeux (au sens strict comme au figuré) pendant que ses joueurs faisaient le mur…

En 2011, c’est le sélectionneur Marc Lièvremont qui essaie lui-même de provoquer un électrochoc en amenant quelques packs de bière avec lui lors d’un échange avec ses joueurs après une défaite honteuse face aux Tonga. En vain.“J’aurais voulu très sincèrement que l’on se retrouve autour d’un verre, que l’on parle, que l’on échange, que l’on boive, que l’on se dise que l’aventure est belle et même là, j’ai été déçu car le groupe s’est éparpillé”, soupire le sélectionneur. C’est le lendemain, après une réception à l’ambassade de France en Nouvelle-Zélande – qui s’est conclue à la cave, près de grands crus – que les joueurs décident de faire bande à part autour de whisky et de gin :“Les coachs ont compris qu’on voulait rester seuls, narre Pascal Papé.Là-haut, nous avons pris conscience que notre Coupe du monde partait en vrille, qu’il était de temps de réagir, d’être digne de ce maillot.”

À croire qu’en France, il n’y a que le management par l’alcool qui fonctionne.“C’est un peu comme ces recettes de grand-mère qu’on se transmet de génération en génération, explique à franceinfo Emmanuel Augey, directeur de Care Sport, un cabinet spécialisé sur les addictions.À la différence près que tout est monté d’un niveau. Un joueur m’a dit qu’il a fini par arrêter de boire car il cherchait à se mettre dans le même état que lorsqu’il était sur le terrain.”Et comme les joueurs sont, du pilier à l’arrière, bâtis comme des armoires à glace et que le temps de jeu effectif a doublé en vingt ans, ça laisse songeur sur les cuites qu’ils peuvent s’infliger.

“C’est un ‘rituel de redescente’ propre aux sports de combat”, poursuit Emmanuel Augey qui évoque le triptyque masculinité, virilité et alcool. Prenez le hockey sur glace. Theo Fleury, le joueur canadien, raconte dans son autobiographie justement intituléePlaying with fire :“Après chaque match, on sortait, et on se mettait minables. À chaque fois,

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