Rugby Coupe du monde de rugby 2019 : « Satori », mon séisme intérieur

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Aristide Barraud

« Ovale-Levant »L’avion s’éloigne de la baie d’Osaka, prend de la hauteur et sort des nuages. Après quelques heures de vol, en regardant par le hublot, je vois les flammes des gazoducs éparpillés sur les plaines de Sibérie. Je demande à l’hôtesse s’il est possible d’accéder à la cabine de pilotage, retrouver une sensation enfouie depuis dix ans. A l’époque, on me l’avait proposé, cette fois on me le refuse, je n’ai plus de coq sur le cœur, les privilèges de l’uniforme ont disparu.

Mais ça ne me dérange pas, en quatre années sans rugby je m’y suis habitué, je ne suis plus joueur, je suis à côté. J’ai vécu ces dernières semaines comme le sommet du raccrochage des crampons. Un mois d’octobre en clap de fin définitif, passé dans le camp des journalistes et l’ombre des salles de presse.

J’ai pris le temps et erré dans les métropoles japonaises, à comprendre que nous ne sommes que des grains de poussière, des particules parmi tant d’autres perdues au milieu de villes tentaculaires. Cela nous remet à nos justes places, aide à relativiser : dans la foule, rabaisser son ego est relativement aisé. J’ai eu cette pensée en croisant Lavanini, le deuxième-ligne argentin, au lendemain de son carton rouge contre l’Angleterre. Marchant seul dans Osaka, dépassant de deux têtes le reste des passants, le regard bas et l’air absent.

Rugby Un vide important

Pour ne pas me perdre dans mes déambulations, une carte postale rangée au fond de mon carnet ne m’a jamais quitté, me montrant la voie comme une boussole. Une carte colorée, estampe d’Hokusai que m’avait envoyée ma mère au Nouvel An 2015, à Mogliano Veneto, dans la province de Trévise où je jouais alors, me souhaitant une belle vie et une bonne année.

Car elle s’annonçait

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