Coupe du monde de rugby 2019 : le sacre symbolique des Springboks pour un Mondial inédit

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Ce n’est que du sport. Peut-être. Mais pourquoi s’en priver ? Et pourquoi résister à aller voir par-delà ? Sur ses épaules, Siya Kolisi porte ses deux enfants, comme les espoirs de tant de compatriotes. Le voilà qui s’avance vers le trophée Webb-Ellis, dans l’automne japonais, sur la pelouse de Yokohama. Feu d’artifice pour fêter le troisième titre de l’Afrique du Sud et cette nouvelle victoire en finale de Coupe du monde, sur l’Angleterre (32-12), samedi 2 novembre.

« Vous avez rétabli la fierté du rugby sud-africain et nous nous sommes sentis bien » L’archevêque sud-africain Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix

Le premier capitaine noir des Springboks refuse de se voir en symbole post-apartheid. Mais reconnaît sa fierté de jouer au rugby pour « une équipe comme celle-ci, qui vient de tellement d’horizons différents, de races différentes… »Une équipe arc-en-ciel, dans un pays avec encore« tellement de problèmes »sociaux :« Nous l’avons fait pour l’Afrique du Sud. Ça montre que si on tire tous dans le même sens, on peut réussir quelque chose »Précision de son sélectionneur, Johan « Rassie » Erasmus, un Afrikaner :« En Afrique du Sud, la pression, c’est de ne pas avoir de boulot, c’est avoir un proche qui se fait tuer… Le rugby ne devrait pas créer de pression mais plutôt de l’espoir. C’est un privilège, pas un fardeau. »

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Plutôt une bénédiction, pour l’archevêque Desmond Tutu. Le Prix Nobel de la paix avait voulu s’adresser aux joueurs, dès avant la finale :« Vous avez rétabli la fierté du rugby sud-africain et nous nous sommes sentis bien. »Nelson Mandela aurait été« fier »,a même supposé l’ancien ailier Bryan Habana. Il l’a dit aux côtés du capitaine actuel, dans l’euphorie de la victoire, à même la pelouse, au micro d’une chaîne de télévision britannique.

Pas de changement d’ère

Troisième finale jouée, troisième finale gagnée pour le pays. Douze ans après le deuxième titre, déjà contre les Anglais, au Stade de France. Avec Habana pour joueur. Et vingt-quatre ans après le premier à Johannesburg, contre la Nouvelle-Zélande. Avec Mandela pour président, enfin libéré des geôles racistes de l’apartheid.

Episode 44 is here! The Springboks are victoriou

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