Sunday, October 20, 2019
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Coupe du monde de rugby 2019 : Che Guevara, un Argentin dans la mêlée

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Coupe du monde de rugby 2019 : Che Guevara, un Argentin dans la mêlée

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Adrien Pécout et Christine Legrand

Publié aujourd’hui à 01h25

RécitLe révolutionnaire était si passionné de rugby qu’il avait participé comme journaliste, en 1951, à l’éphémère aventure éditoriale d’un hebdomadaire spécialisé. Les exemplaires de ce journal sont aujourd’hui des raretés absolues.

Toute sa vie, il a aimé écrire. Des livres, beaucoup de livres aux titres évocateurs :La Guerre de guérilla,Le Socialisme et l’homme,Souvenirs de la guerre révolutionnaire,Justice globale…Sans oublier, bien sûr, ses journaux de bord au Congo et en Bolivie. Voilà pour la bibliographie politique d’Ernesto « Che » Guevara (1928-1967). Mais l’icône révolutionnaire, compagnon de lutte des frères Castro à Cuba dans les années 1950, s’était aussi essayée à un autre type d’écriture : le journalisme sportif. Son domaine de prédilection ? Le rugby.

Comme beaucoup d’Argentins de bonne famille, il appréciait ce sport et l’a pratiqué avec fougue. Cette passion de jeunesse, largement traitée par ses biographes, l’a conduit à vivre une expérience journalistique passée plus inaperçue : la création à Buenos Aires, en 1951, d’un hebdomadaire de rugby baptiséTackle(« Plaquage », en anglais). L’aventure fut brève – onze numéros entre le 5 mai et le 28 juillet 1951 – mais intense, et révélatrice du jeune homme qu’il était alors.

Couvertures de l’hebdomadaire « Tackle », créé par Ernesto « Che » Guevara.
Couvertures de l’hebdomadaire « Tackle », créé par Ernesto « Che » Guevara. Bibliothèque Nationale de Buenos-Aires

A l’époque, le Che a 23 ans ; il étudie la médecine et n’est pas encore parti sur les routes d’Amérique latine confronter ses convictions marxistes à la réalité. Le rugby, qu’il pratique depuis neuf ans, le passionne tant que son père, Ernesto Guevara Lynch, architecte de profession, est prêt à financer le lancement d’un journal. La rédaction, limitée à une poignée de jeunes gens, dont un autre de ses cinq enfants – Roberto, 17 ans –, s’installera dans un coin de son cabinet, au n° 2034 de la rue Paraguay, au cœur de Buenos Aires. Ce sont tous des apprentis journalistes, eux-mêmes rugbymen dans des clubs sélects de la banlieue.

L’art du jeu dans la boue

Certains articles du Che donnent déjà une idée assez nette de ses préoccupations sociales. Par exemple, ces lignes sur les racines argentines de son sport :« A Buenos Aires, ceux qui lancèrent le rugby appartenaient à la haute société et donc possédaient des fortunes, et ainsi pouvaient, grâce à leur argent, former des clubs agréables et aux structures solides. En revanche, dans les villes de l’intérieur du pays, le rugby ne prit pas, parmi les classes riches et, sauf exception, une petite bourgeoisie le pratique, des gens qui ne peuvent donner que leur enthousiasme au sport, rien de plus. »Conclusion : « Tout cela provoque un cercle vicieux ; le public ne s’intéressant pas ou bien peu au sport ne connaît pas le rugby et, donc, ne le connaissant pas, il est difficile, évidemment, de l’initier à sa pratique. »

Dans l’hebdomadaire « Tackle », un encart publicitaire pour le cabinet d’architecte du père du « Che », Ernesto Guevara Lynch, qui abritait aussi la rédaction au numéro 2034 de la rue Paraguay, à Buenos Aires.
Dans l’hebdomadaire « Tackle », un encart publicitaire pour le cabinet d’architecte du père du « Che », Ernesto Guevara Lynch, qui abritait aussi la rédaction au numéro 2034 de la rue Paraguay, à Buenos Aires. Bibliothèque Nationale de Buenos-Aires

Ces passages sont reproduits dansLa Fabuleuse Histoire du rugby,un ouvrage collectif publié pour la première fois en 1973 (éditions O.D.I.L.), sous la direction d’Henri Garcia, du journalL’Equipe.On les retrouve aussi dans un guide du quotidien sportif retraçant l’année 1983, et intituléRugby.Ce guide, c’est le journaliste Jean Cormier (1943-2018), figure familière de l’ovalie française, qui nous l’avait montré à son domicile parisien, joli repaire de collectionneur curieux de tout. Cet ex-grand reporter duParisienétait fasciné par le destin du Che. Il lui avait consacré plusieurs livres, ainsi qu’une exposition photographique, et connaissait son père. Mais Jean Cormier n’avait aucun autre extrait deTackleque ceux déjà cités. Pour en lire d’autres, et tenter ainsi de reconstituer la brève carrière du Che dans le journalisme sportif, il faut donc se mettre en chasse des exemplaires de l’hebdomadaire. Des raretés absolues…

Lire aussiLe journaliste Jean Cormier est mort

Nous voici d’abord à la Bibliothèque nationale de Buenos Aires. Miracle, un

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