Rugby Kamaishi, la ville japonaise sauvée par le rugby

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Du port industriel aux écoles primaires, Kamaishi a été engloutie. Le séisme du 11 mars 2011 a généré une vague de près de dix mètres de haut qui s’est écrasée sur les côtes est de la ville. Les bâtiments furent rasés, les âmes perdues se comptèrent en centaines et Kamaishi semblait alors vouée à disparaître. Huit ans plus tard, en septembre 2019, la cité connaît une seconde vie, radieuse. Cette renaissance est en grande partie due à un objet: le ballon ovale. Dans son nouveau stade bâti sur les ruines de deux écoles emportées par l’océan, Kamaishi s’apprête même à accueillir des matchs de la Coupe du monde de Rugby.

Le jour où tout a changé

Akiko Iwasaki ne traîne pas. Entre ses clients et les arrivants, elle s’occupe d’une main de maître de son hôtel traditionnel, le Houraikan Inn, situé tout près des côtes est du Japon, dans la ville de Kamaishi. Ce 11 mars 2011 devait être un vendredi comme les autres. À 14 h 46, après une incroyable secousse, une vague immense se dresse face au rivage. Les habitants courent, grimpent vers les hauteurs en appelant leurs voisins, leur famille, pour les rejoindre. Akiko Iwasaki sort de son hôtel en panique. L’océan est là. Devant le bâtiment, les larges arbres retiennent tant bien que mal l’acharnement des vagues. Quelques secondes de répit cruciales pour la propriétaire du Houraikan Inn, elle court rejoindre le chemin d’évacuation pour se mettre à l’abri.

Akiko Iwasaki, s’en souvient parfaitement:«J’ai immédiatement su qu’un tsunami arrivait lorsque j’ai senti la terre trembler comme jamais auparavant. J’ai su que ce jour serait le jour.»Aujourd’hui encore, les murs de son hôtel traditionnel gardent les stigmates de la catastrophe: une traînée verte s’étend jusqu’au deuxième étage, rappelant chaque jour aux nouveaux venus que les eaux sont montées jusqu’ici.«Nous avons tous perdu quelqu’un ce jour-là. J’ai réalisé l’importance d’une vie, de la vie»,raconte l’hôtelière.

Le reste de la ville n’a pas été épargné. Plus de la moitié de Kamaishi est détruite. La vague s’infiltre dans les rues, soulève les voitures, transporte les bateaux jusqu’aux côtes. Au total, 1.063 personnes sont englouties par les flots

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